La Saline - Nantes - 2001

Installations de bois

En bordure de l'immense forêt de Chaux, dont le bois fournit matière première à l'alchimie du sel, la Saline royale d'Arc-et-Senans, dans son plan définitif arrêté en 1774, donne une idée précise de l'utilisation des bâtiments pour une industrie salinière mais souligne aussi l'importance des jardins dans l'architecture de Claude-Nicolas Ledoux : qu'ils soient du directeur, des commis ou des ouvriers, ils occupent des espaces essentiels à l'intérieur du périmètre du site.

 

En 2001, ont été créés de nouveaux jardins dans l'enceinte du monument. Sans prétendre redessiner les jardins ouvriers authentiques, ni reproduire des potagers du XVIIIe ou XIXe siècle, une série de 14 jardins inédits, contemporains, artistiques, ont animé et coloré le site durant toute la saison estivale. Le public était ainsi invité à profiter davantage des espaces extérieurs durant l'été, et à parcourir l'arrière les bâtiments, longer l'enceinte du site, pour avoir de nouveaux points de vue sur cet ensemble monumental.

 

L'expérience, reconduite en 2002, voit l'apparition d'une autre démarche : des installations artistiques et architecturales éphémères utilisant principalement le bois, confiées aux étudiants de l'école d'architecture de Grenoble, et de Wasada (Japon) et à un architecte de renommé internationale.

Sur la base du Workshop expérimenté à Nantes en 2001 par l'Institut français d'architecture, pour la conception et le montage de l'exposition Team Zoo au Lieu Unique, l'Institut Claude-Nicolas Ledoux a confié à l'architecte japonais Kinya Maruyama la coordination d'un atelier de conception et de réalisation d'installations in situ en deux espaces distincts de la saline :
- L'un situé entre le bâtiment des Tonneliers et celui des Gardes : où prend place " le Dragon " ou " la Vouivre "
- L'autre, entre le bâtiment des Maréchaux et celui des Gardes : où prend place la structure " Dancing/Thinking "

Un jardin dédié au bois, " la chaussée des géants ", a également pu être créé.